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Le songe du prisonnier, Moritz von Schwind, 1836
Le songe du prisonnier, Moritz von Schwind, 1836

La liberté en psychanalyse - Samedi 23 Janvier 2016

Publié le 24/12/15

Les Entretiens de l'Association Psychanalytique de France organisent une journée autour de "La liberté en psychanalyse", qui aura lieu le Samedi 13 Janvier 2016 dans les salons de l'Aveyron, 17 rue de l'Aubrac , 75012 Paris , de 9h30 à 18h00.

Argument:
Si « Je est un autre », selon le mot de Rimbaud, de quelle liberté le sujet dispose-t-il encore ? La psychanalyse, théorie et pratique de l’inconscient, confirme et renforce l’idée d’une altérité au cœur de la vie psychique.
Elle cultive le paradoxe de souligner le déterminisme qui préside à nos « choix » (qu’il s’agisse « d’aimer ou de travailler »), d’inviter, via le transfert, à la répétition et de se proposer comme une méthode guidée par l’espoir du changement psychique, celui de retrouver une part de liberté vis-à-vis de toutes les auto-entraves dont chacun « se plaît » à s’entourer.
La libre association, ce pilier de la méthode, condense à elle seule toute la complexité : d’un côté, l’appel fait à l’analysant de la plus extrême liberté, larguer les amarres du discours convenu, de l’autre côté, la conviction que l’incidence de l’association révèle la contrainte exercée par les processus inconscients et l’empire de l’infantile sur les vies adultes.
La liberté politique est réjouissante (pas pour tout le monde), la liberté psychique est bien souvent angoissante. Il est remarquable que ce qu’il est convenu d’appeler « libération sexuelle » n’ait diminué en rien la cohorte des symptômes associés à la vie de la sexualité, tant chez les hommes que chez les femmes.
Contre la tendance à répéter, notamment les expériences les plus négatives, parfois jusqu’à la compulsion de répétition, la psychanalyse nourrit la plus extrême des prétentions, celle de faciliter une liberté de désirer, de penser, voire d’être, autant dire de faire bouger les lignes les plus profondément tracées de la vie humaine. Ce faisant, elle ne se contente pas de chercher la liberté, elle contribue à sa conception. Loin de « l’involontaire » d’une psychologie de la conscience, l’inconscient n’est pas une circonstance atténuante. Refoulement, censure, résistance, défense, clivage, projection, déni, surmoi mais aussi pulsion… la plupart des maîtres-mots de la théorie disent plus la servitude que l’autonomie. Et pourtant, en élargissant considérablement le champ de la responsabilité, en installant au cœur du sujet la part psychique la plus inconciliable, la psychanalyse pourrait bien contribuer à un renouvellement de la notion de liberté. Qu’elle ait été et demeure insupportable à tous les totalitarismes, politiques ou religieux, est en soi une promesse.

Programme:
9:30: Accueil des participants
10:00: Ouverture des entretiens
Jacques andré, Président de l’APF
Jean-Michel Lévy, Secrétaire scientifique
10:15: Laurence Kahn
Libération conditionnelle
11:00: Pause
11:30: Patrick Merot
Discussion avec la salle
12:30: déjeuner libre
14:00: Bernard de La Gorce
J’ai choisi la liberté
14:45: Catherine Chabert
Discussion avec la salle
15:45: Pause
16:15: Michael Parsons
Jouir d’une liberté sérieuse
17:00: André Beetschen
Discussion avec la salle
18:00: clôture de la journée

Inscriptions:
A adresser au secrétariat de l’Association Psychanalytique de France - 24, place dauphine - 75001 Paris Tél : 01 43 29 85 11 (nombre de places limité).
inscription : 90 € (110€ après le 31/12/2015) étudiants - 30 ans : 40 € - ( à l'ordre de l'APF)
Email: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
http://www.associationpsychanalytiquedefrance.org





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