The place to be

Actualités

Actualité / Colloques / Parutions



Persécutions. Samedi 12 Mars 2016

Publié le 07/12/15

Le Samedi 12 Mars 2016 aura lieu la journée scientifique du GRPC (Groupe de Recherche en Psychopathologie Clinique), intitulée " Persécutions". Cette journée se tiendra à l'Association du Quartier Notre-Dame des Champs - 92 bis Boulevard du Montparnasse - 75014 Paris
De 9h30 à 18h00 sous la présidence de Jacques André, Catherine Chabert et de Patrick Guyomard.

Argument:
Persecutio, le mot puise son origine au latin ecclésiastique, de quoi rappeler qu’entre toutes, les persécutions religieuses disposent dans l’histoire d’un triste privilège, inséparable sans doute du jour ou un dieu s’est pris pour le seul. L’histoire contemporaine n’y échappe pas, à l’heure ascendante des intégrismes. Les systèmes totalitaires (non plus un-seul dieu, mais une-seule pensée, un-seul maître) ne sont pas en reste, qui construisent un dedans sans dehors possible. Il arrive que « se sentir persécuté » relève d’une juste perception de la réalité sociale et politique environnante et non d’une folie projective. En psychanalyse, le mot doit beaucoup à la paranoïa, qui cultive la persécution jusqu’au délire. Faut-il pour autant en réserver l’usage à la psychose ? La persécution rejette au dehors la haine, la honte, le désespoir que l’on ne supporte pas au-dedans. Le « il » prend la place du « je ». Car c’est bien, chaque fois, l’étreinte du moi et de l’autre qui s’emballe et tente de se défaire lorsque la peur de ne plus être aimé se transforme en conviction d’être haï. Folie sans doute, mais que celui qui l’écarte complètement jette la première pierre. « Vos mots disent de vous plus que vous en savez, plus que ne voulez bien en dire ». L’interprétation analytique se laisse traduire sans peine dans les termes de la persécution, ce qui rend d’ailleurs son usage si délicat quand domine chez l’analysant une dimension projective. Elle surgit pourtant régulièrement dans les cures : excès de haine ? excès d’amour ? Le transfert peut-il échapper à cette passion?

Participants:
Jacques André, Psychanalyste.
Catherine Chabert, Psychanalyste.
Aline Cohen de Lara, Psychanalyste.
Ellen Corin, Psychanalyste.
Gilbert Diatkine, Psychanalyste.
Patrick Guyomard, Psychanalyste.
Bruno Karsenti, Sociologue.
Philippe Valon, Psychanalyste.
Benoît Verdon, Psychanalyste.

Inscriptions:
Accès à la journée scientifique sur inscription, nombre de places limitées.
Participation aux frais : 50 euros - Etudiants :10 euros
Chèque à l'ordre du GRPC avec Nom, prénom et courriel à adresser au:
Laboratoire de PCPP - Université Paris Descartes -
Centre Henri Piéron - Institut de psychologie -
71, Avenue Edouard Vaillant -
92774 Boulogne Billancourt cedex.
Contact: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.



Envoyer à un ami
Partager l'article :