Entretiens

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Article de : Julia Flore Alibert et Bernard Penot
Julia-Flore Alibert est pédopsychiatre et psychanalyste membre de la SPP. Représentante de l'IPSO de de 2013 à 2017.

Bernard Penot est psychanalyste, membre titulaire formateur de la SPP.

Devenir analyste, entre hier et aujourd’hui : dialogue entre générations.

Publié le 04/12/17

Deux psychanalystes, à deux moments différents de leurs carrières, s’interrogent sur leurs cursus respectifs alors que 40 ans les séparent. Comment devenait-on analyste dans les années 1970 et comment le devient-on aujourd’hui ?  Dans quelle mesure la psychanalyse s’hérite-t-elle des ainés, mais aussi se réinvente à chaque génération ? Comment transformer le patrimoine de connaissance et de savoir-faire accumulé depuis plus d’un siècle en une source de créativité vivante ? C’est un dialogue entre deux générations d’analystes, entre l’aube et le crépuscule de leurs parcours.

Julia-Flore Alibert (JFA) : Cher Bernard Penot, pouvez vous nous raconter un peu quand et comment vous êtes devenu analyste ?  
Bernard Penot (BP) : Je suis venu à l’analyse au milieu des années 1960, à 25 ans, du fait d’abord d’une certaine souffrance subjective qui me poussait à essayer d’y comprendre davantage quelque chose, et aussi  bien sûr de ma rencontre avec l’œuvre de Freud : sa lecture mais aussi le film décisif pour moi de John Huston « Freud passion secrète ». J’ai du coup décidé d’abandonner mon internat de spécialité (chirurgie) pour l’internat de psychiatrie. Quant à mon premier contact avec la pratique psychanalytique, il prit la forme, en 1965, d’une « visite de présélection », laquelle était alors censée évaluer mon aptitude à entreprendre une psychanalyse dite « didactique ». Cette première psychanalyse « didactique » s’effectua ensuite chez un éminent formateur de la SPP (on disait alors un titulaire), lequel n’avait pas moins d’une bonne dizaine d’internes en psychiatrie sur son divan ! Dans ma salle de garde à la Salpêtrière, un seul interne en psychiatrie se vantait de ne pas être en analyse !
Il faut dire que notre travail à l’hôpital se terminait à l’époque le plus souvent vers 13h, de sorte que nous pouvions avoir un autre travail rémunéré l’après-midi (dispensaire, Bapu…).  Il  était donc bien plus facile qu’aujourd’hui de financer son analyse et d’en trouver le temps...
Voilà, et vous chère Julia-Flore Alibert, racontez nous un peu votre expérience : comment êtes-vous devenue analyste quarante ans plus tard ?

JFA : Eh bien, à quarante ans d’écart, mon parcours est bien différent du vôtre et en même temps assez proche. C’est d’abord comme vous l’expérience de la souffrance psychique qui m’a fait venir à l’analyse, au milieu des années 2000, pour des raisons tout à fait personnelles, indépendantes du cursus. Je commençais mon internat de psychiatrie et on ne se vantait pas en salle de garde d’être en analyse ! On s’échappait plutôt discrètement, en cachette, pour aller à ses séances. Arriver à en caler trois par semaine dans un emploi du temps d’interne à l’Assistance publique était acrobatique et représentait un trou magistral dans le budget. Peu d’internes pouvaient faire un tel effort. La psychanalyse n’était pas dans l’air du temps, elle était même décriée et attaquée, Le livre noir de la psychanalyse , sorti en 2005, circulait dans les services de psychiatrie.  La psychanalyse était considérée comme une chose obscure, dépassée, n’ayant pas fait la preuve de son efficacité – certains parlaient même de sorcellerie – car elle ne correspondait pas au modèle de l’ « evidence base medicine », la médecine fondée sur les preuves enseignée dans les facultés de médecine. Envisager de devenir analyste était alors un choix audacieux et anticonformiste pour une jeune psychiatre ; mais j’y suis venue assez naturellement, constatant les effets positifs sur moi-même de mon analyse personnelle et me positionnant d’emblée avec mes patients dans une écoute analytique plutôt que psychiatrique. J’avais découvert l’œuvre de Freud au lycée en philosophie, et puis lors de mon internat de psychiatrie dans plusieurs séminaires  proposés aux internes.  Au niveau cinématographique, je ne me suis pas comme vous identifiée à Montgomery Clift dans « Freud passion secrète », mais plutôt à Ingrid Bergman interprétant le Docteur Constance Petersen dans « La maison du docteur Edwards » d’Alfred Hitchcock.
J’ai commencé mon cursus à la SPP en 2009, alors interne en 6ème semestre – la seule interne en psychiatrie analyste en formation (AeF) à l’Institut de Paris. J’avoue que j’ai eu un petit choc démographique en arrivant à la SPP : les analystes en formation trentenaires ne s’y comptaient alors que sur les doigts d’une seule main...!  Ma rencontre avec la pratique psychanalytique a été un vrai coup de cœur, mais avant tout clinique, dans les séminaires et les supervisions, où je trouvais magnifique l’écoute et l’engagement des psychanalystes parlant de leur travail quotidien avec leurs patients. Par contre ma rencontre avec la théorie dans  les congrès de psychanalyse a été plus difficile devant des échanges d’une complexité intellectuelle telle qu’ils en devenaient parfois presque  inintelligibles et avaient du mal à retenir mon attention. Je voyais beaucoup de mes jeunes collègues psychiatres, pourtant intéressés par la psychanalyse et ayant une expérience du divan se décourager devant une telle obscurité et se laisser attirer par les lumières d’autres formes de thérapies brèves plus attractives.  C’est dans ce contexte que j’ai atterri à l’IPSO (International Psychoanalytical Studies Organization), ayant eu envie de faire ma valise pour partir à la découverte de la psychanalyse internationale.
Cher Bernard Penot, avez-vous éprouvé durant votre cursus cette envie  de vous échapper et de découvrir d’autres cultures psychanalytiques ?

BP : Oui, bien sûr, mais d’une façon assez différente. D’abord vous ne vous rendez peut-être pas compte de l’état d’esprit qui prévalait dans ma génération, celle de 1968. L’ennui et l’incompréhension que j’éprouvais très souvent en écoutant les formateurs d’alors à la SPP, me faisaient dire qu’ils étaient des vieux raseurs qui passaient à côté de l’essentiel. J’effectuais néanmoins mon cursus de formation à l’Institut stoïquement, sans beaucoup d’enthousiasme, un peu comme j’avais préparé mes questions d’internat. Sauf qu’un symptôme assez gênant venait se manifester lors de mes séances de supervision en groupe : je m’y endormais régulièrement, la superviseure feignant de ne pas s’en apercevoir…
Vous dites que vous avez vite eu envie de faire votre valise pour partir à la découverte de la psychanalyse internationale. J’ai l’impression d’avoir vécu quelque chose du même ordre mais dans un contexte franco-français. On dit que l’herbe parait plus verte dans le champ d’à côté, et je me sentais vivement intéressé par ce qui se disait hors de la SPP. Ma génération d’AeF de la SPP fut beaucoup attirée, au début des années 1970, par un type d’échanges appelé « Confrontations », impulsé notamment par deux jeunes formateurs de la SPP, Major et Geachan, et qui réunissait des psychanalystes de tous bords (SPP, 4e groupe, APF, lacaniens…). Nous pouvions y trouver une certaine contestation et relativisation des formes officielles de transmission du savoir psychanalytique à la SPP ; une confrontation effectivement et assez vivifiante avec d’autres « cultures » psychanalytiques. Dans le même temps, ma découverte de la psychanalyse de l’enfant avec Lebovici et Diatkine dans le XIIIème  m’a aussi beaucoup apporté, et puis ils m’ont fait découvrir Winnicott…. 
Vous dites que vous avez été du côté de l’IPSO, vous y engageant pendant 4 ans pour représenter les AeF français. Pouvez-vous nous parler de cette expérience d’ouverture ?

JFA : Ma rencontre avec l’IPSO a marqué un tournant dans mon cursus. L’IPSO (International Psychoanalytical Studies Organization) est l’organisation internationale des candidats (ou AEF) de l’IPA. L’IPSO est née d’une crise institutionnelle mondiale . Elle a été créée en 1971 au congrès de l’IPA à Vienne suite à la rébellion d’un petit groupe de candidats : choqués de ne pas pouvoir présenter leur travaux au congrès, ils  ont organisé un congrès parallèle.   Aujourd’hui l’IPSO est une association regroupant environ 2600 candidats dans le monde. L’IPSO organise de multiples événements psychanalytiques à travers le monde chaque année. Elle a son propre site internet : www.ipso.world et une page facebook  suivie par plus de 5000 personnes, une chaine de vidéo sur youtube . 
Les échanges se font en anglais. Etant AeF française, non bilingue, quelle ne fut pas ma surprise de constater que je comprenais bien plus de choses aux congrès de psychanalyse internationaux en anglais qu’aux congrès français pourtant dans ma langue maternelle !
Aujourd’hui après 4 ans d’aventures internationales avec l’IPSO à Londres, Lisbonne, Berlin, Boston, Stockholm, Genève, La Haye, Budapest ou Buenos aires… c’est toujours la même impression qui me prend après plusieurs jours d’intenses échanges internationaux entre candidats du monde entier. C’est d’abord un intense sentiment de liberté. Une euphorie grisante et une fierté d’avoir pu en jouir, ravivée par le contexte actuel qui rend cette liberté encore plus précieuse.  La tête fourmillante d’idées, remplie de visages souriants, de rires enthousiastes, de débats passionnés et de rythmes endiablés, résonnent encore en moi les cris euphoriques de tous les candidats scandés sur la piste de danse « This is psychoanalysis ! ».
 Venus de tous les pays, avec leur générosité, leur bienveillance, leur vigueur, leur vitalité, leur créativité et leur entrain. Chacun avec son histoire, ayant à un moment donné rencontré la souffrance psychique et l’analyse, nous ne savourons que plus intensément ces moments passés ensemble, comme des rescapés après un long voyage. Après chaque rencontre, sur le chemin du retour je me revois avec eux partager cette joie et cette créativité analytique et j’essaie de savourer encore ce moment quelques instants, de le faire durer, de le prolonger encore un peu, de profiter jusqu’au bout de ce sentiment qui bientôt s’atténuera sans jamais s’éteindre complètement et se ravivera à la prochaine rencontre. Car mes compagnons de l’IPSO ne me quittent jamais vraiment désormais. Je les ramène avec moi, dans ma valise, dans mon cabinet avec mes patients, je ne suis plus jamais seule. Ils ont une place à part entière en moi dorénavant, autant que mon analyse, mon bagage théorique et mes supervisions, formant le quatrième pilier du socle de ma formation analytique.  

BP : L’enthousiasme de découvrir que vous exprimez à propos de ces échanges internationaux me fait penser à l’atmosphère qui prévalait dans les premières années du « Cercle de Vienne » créé par Freud avant 1914 : celle d’un gai savoir en forme de co-recherche et co-découverte. Autrement dit, un lieu de psychanalyse naissante… Car il me semble très important de bien considérer que chaque génération doit en quelque sorte redécouvrir la psychanalyse pour son propre compte, autrement dit la réinventer. C’est une des caractéristiques essentielle de la psychanalyse de devoir se redécouvrir sans cesse sous peine de mourir. De fait, le confinement dogmatique et hiérarchique lui est très vite fatal – on l’a vu pour l’Ego Psychology aux USA dans les années soixante-dix, avec une fonte impressionnante des candidatures et une disparition à peu près complète de la psychanalyse des débats médiatiques. Le gai savoir en forme de compagnonnage tous azimuts que vous semblez avoir trouvé à l’IPSO peut nourrir l’espoir que la psychanalyse survive dans ce XXIème siècle.

JFA : vous parlez de compagnonnage, que pensez-vous alors d’une métaphore artisanale de la psychanalyse ?  Avant d’être des savants les analystes ne sont ils pas plutôt des artisans de l’intime ? Le cursus a beaucoup de points communs avec l’apprentissage et l’esprit de compagnonnage des artisans, à savoir la transmission d’une pratique, d’un savoir-faire et d’un patrimoine de connaissance, entre ainés et novices. Un apprentissage particulièrement long et difficile  transmis par des maitres détenteurs d’une expérience dont les apprentis envient le pouvoir et la puissance, et qu’ils espèrent un jour atteindre pour les transmettre à leur tour. Un voyage, une aventure, une odyssée, un parcours long et semé d’embuches, où il s’agit d’apprendre à maitriser, à dompter les forces de l’inconscient, de ne pas s’y brûler ou s’y perdre, pour ne pas finir tel l’apprenti sorcier, noyé par les forces, qu’il a déclenchées et qui lui échappent. La découverte de cette puissance faisant traverser des moments d’intense jouissance euphorique, mais aussi par la confrontation à ses dangers et ses limites, des moments d’angoisse ou de découragement. Devant les pouvoirs des forces de l’inconscient, ne pas céder à la tentation hégémonique pouvant rendre despotique ou tout puissant, allant jusqu’à faire oublier à certains, l’immanquable finitude de leur condition humaine.
Il me semble  aussi que le cœur de notre travail clinique d’analyste peut s’apparenter, à bien des égards, à une forme d’artisanat. L’élaboration commune avec le patient d’une reconstruction de son histoire, nécessitant de nouveaux matériaux d’écoute, de point de vue, de filtrage, de mise en lien.  Lancer ou attraper des perches, tirer des fils, relever, faire des liens, défaire des nœuds, recoller les morceaux, pointer, piquer au vif, épingler, tenir un cadre, être incisif ou tranchant, bricoler, construire, déplier, laisser se déployer …ne sont-ce pas là des termes employés quotidiennement dans notre pratique d’analyste ? Dans les congrès européens fleurissent de plus en plus d’ateliers dits de « tissage » des pensées (weaving thoughts)…

BP : Le travail de supervision clinique est sans doute, parmi les outils de formation dans notre cursus, l’expérience la mieux à même d’illustrer ce que vous évoquez. Mais à la condition toutefois que le superviseur n’y conçoive pas sa tâche comme étant simplement de transmettre et d’inculquer un savoir acquis ! Ce que chaque superviseur doit plutôt rechercher, dans chacune des cures qu’il supervise c’est de pouvoir prendre part à une nouvelle recherche innovante. Et je dirai que si chaque cursus de formation peut être pour l’AeF un véritable voyage intérieur (une Odyssée, dites-vous), le superviseur doit y trouver aussi l’occasion pour lui de se transformer, se développer et s’améliorer ! En fait, au-delà de la seule formation, il s’agit là, je pense, d’une autre caractéristique essentielle de la démarche psychanalytique : je me rends compte chaque année davantage qu’une cure psychanalytique n’est véritablement profitable au patient que dans la mesure où elle a aussi appris quelque chose à l’analyste, où celui-ci aura lui-même pu progresser au travers de cette nouvelle expérience du rapport transféro-contre transférentiel – c’est sans doute ce que le vieux Lacan désignait comme « désir de l’analyste », un désir de plus d’analyse. 

JFA : Certes l’IPSO est une expérience du voyage, mais le cursus lui-même me semble avant tout un voyage intérieur, un long cheminement qu’ont à faire tout les apprentis psychanalystes : la traversée intérieure des eaux tumultueuses reliant le statut d’analysant à celui d’analyste. 
Dans le modèle dit « français » de formation, pour devenir analyste il faut, avoir fait une analyse d’un temps suffisamment long « dont l’expérience montre qu’il ne peut être qu’exceptionnellement inférieur à trois ans » dit le règlement du cursus de la SPP. Ailleurs dans le monde, là où le modèle de formation dit « Eitingon »  est utilisé, on peut commencer son analyse à peu près en même temps que le début de son cursus. Mais ladite analyse est dite alors « didactique » et elle fait partie du cursus.
Quoi qu’il en soit, la question reste de savoir ce qui peut faire de l’ancien analysant un analyste, au terme de son analyse, de ses supervisions et de ses séminaires théoriques.  L’apprentissage du maniement du transfert et du contre-transfert constitue sans doute la clé de voûte de la formation de l’apprenti psychanalyste. Malgré ses disparités dans le monde, la formation dans toutes les sociétés constituantes de l’IPA exige un socle commun de deux cures minimum à trois séances minimum par semaine (beaucoup de pays s’efforçant de maintenir  4 séances par semaine). Les supervisions permettent d’expérimenter au moins deux fois de façon différente la rencontre transféro-contre transférentielle avec au moins deux patients différents. C’est par là que l’apprenti psychanalyste va apprendre le métier mais aussi réaliser complètement l’étendue de son propre transfert avec son analyste durant sa propre cure. En le vivant lui-même avec ses patients, en se découvrant le réceptacle de projections différentes selon ses analysants, allant de l’amour à la haine en passant par l’envie ou l’indifférence, le futur analyste revisite sa propre cure : il réalise l’ampleur du malentendu qu’a été son transfert durant sa cure et le rôle qu’a dû  jouer son analyste en se faisant le dépositaire de ses projections infantiles. Comme le petit prince qui en quittant sa rose et sa planète découvre qu’il existe des milliers de roses identiques sur terre, l’apprenti psychanalyste dans l’aventure de son cursus finit de désidéaliser son analyste, qui devient un collègue parmi tant d’autres tout en gardant quelque chose d’unique au monde dans la relation qui s’était nouée entre eux dans le transfert. 

BP : ce terme d’analyse didactique est un véritable marqueur de la différence entre les modèles de formation. Car il focalise la contradiction inhérente à toute formation à la psychanalyse. Il est capital, en effet, de ne pas perdre de vue que dans une cure l’analyste ne doit pas s’imaginer qu’il transmet un savoir constitué à son analysant, mais bien plutôt qu’il doit permettre à celui-ci de s’approprier (on dit introjecter) cet outil incomparable de découverte qu’est l’analyse. Et cela doit être d’autant plus le cas lorsqu’il s’agit de la cure psychanalytique d’un apprenti psychanalyste. Aussi est-ce la caractéristique première du modèle dit français de formation à la psychanalyse que d’avoir renoncé à l’idée d’une psychanalyse « didactique », c’est à dire censée faire partie du cursus en donnant une fonction institutionnelle de formateur à l’analyste lui-même. La relation transféro-contre transférentielle tend à s’y trouver forcément modifiée, du fait d’une implication narcissique particulière du psychanalyste s’imaginant en train de (se) fabriquer un élève… Il faut rappeler que la première société de psychanalyse à avoir mis en œuvre ce renoncement à la « didactique » a été le Quatrième Groupe, fondé en 1967 par Piera Aulagnier, J.P. Vallabrega et F. Perrier en se séparant de Jacques Lacan.  Une expérience hors de l’IPA donc ; mais l’APF a repris l’essentiel de ce modèle dans les années 1970, puis la SPP l’a adopté à la fin des années 1980, et ensuite les Belges, les Suisses, les Canadiens, puis d’autres...  L’analyse personnelle de chacun demeure évidemment capitale au sein de ce modèle français mais le futur analyste y est tenu en dehors de toute fonction enseignante institutionnelle (et hiérarchique) du cursus.

JFA : il est réjouissant de conclure sur cette idée que la psychanalyse n’est pas un savoir qui s’apprend ou s’hérite mais plutôt qu’elle est un outil, une force de vie qui se transmet et se transforme d’une génération à l’ autre et que ce voyage intérieur continue à tous les âges.

https://www.ipso.world
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